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juillet 06, 2006

Rapetipeta petit pas

Toujours de Christian Blanc:

La méthode des petits pas est vouée à l’échec car chaque petit pas se heurte à l’incompréhension – et donc aux résistances – des populations concernées. Tant et si bien que la succession de petits pas se termine par un piétinement inefficace, coûteux et démoralisant
Ceci renvoie à mon billet sur la nécessité d'une pensée systémique sans laquelle aucune transformation en profondeur n'est possible. On devrait bannir les phrases du type "ça va dans le bon sens" quand on parle de vrai changement.

Posted by mrouldug at 07:49 PM | Comments (0) | TrackBack

Paralysie des pouvoirs

Je suis assez inquiet en lisant le livre de Christian Blanc: "La Croissance ou le Chaos".

Piloter depuis Paris la création des clusters est contradictoire avec la nature même de ce type d'organisation. Le système pyramidal qui caractérise l'Etat est antinomique avec la transversalité qui fait l'économie de l'innovation.

Et plus loin:
La France est jusqu'à présent passée à côté de la révolution de l'économie de l'innovation parce que son organisation hypercentralisée la prive de toute réactivité (…) Aujourd'hui, l'Etat est en quasi-faillite. Son action n'est plus au service d'une quelconque vision. Il n'est plus qu'une bureaucratie centralisée au service d'un pilotage fictif. Le commandant en chef tient une barre sans gouvernail. Et les vrais pilotes sont les corporatismes de tous ordres. Ceux-ci s'épanouissent à merveille dans ce contexte. Tout spécialiste de théorie des organisations le sait, pour les défenseurs d'intérêts corporatistes, rien n'est plus facile que de paralyser un système centralisé.

Cette analyse de la situation de blocage au niveau d'un pays comme la France rejoint la mienne au niveau de ses entreprises. En effet, quand il évoque la récupération par l'Etat des "clusters", dénaturés en "pôles de compétitivité" sous tutelle forte du pouvoir central, je reconnais la récupération fréquente par la hiérarchie des réseaux et communautés informelles de partage de connaissances pour les mettre sous contrôle de l'organisation formelle. Cela procède exactement de la même logique de pouvoir, qui rend toute innovation impossible.

Posted by mrouldug at 07:35 PM | Comments (0) | TrackBack