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novembre 20, 2006
Pourquoi la collaboration est-elle si importante à l'ère de la mondialisation.
Jeudi dernier, j'ai fait une présentation sur la dynamique collaborative des réseaux sociaux et des communautés en entreprise qui reprend certains éléments de mon livre. Je la trouve assez synthétique, et digne d'être téléchargeable depuis mon blog. Ce qui me frappe de plus en plus, c'est cette constatation que ceux qui tirent profit de la mondialisation, ce ne sont pas des pays ou des entreprises, mais des des groupes sociaux bien organisés en communautés. Lobbies, familles, mafias, coopératives, associations... C'est pourquoi il est si important de bien comprendre la dynamique des réseaux sociaux, et la façon de les apprivoiser.
Télécharger ma présentation
Posted by mrouldug at 06:59 PM | Comments (0) | TrackBack
novembre 16, 2006
Au secours, je blogue
Nous avons eu une bien belle réunion CoP-1 aujourd'hui, chez Schlumberger sur le thème général de la gouvernance des systèmes d'information en entreprise avec l'apparition des outils Web 2. Tous les exemples cités montraient une tension entre les ceux qui veulent mettre le système d'information de l'entreprise sous contrôle dans une logique conservatrice de l'ordre établi (et ils ont raison parce qu'une entreprise a besoin de stabilité), et ceux qui veulent donner un coup de pied dans la fourmilière en faisant la promotion des nouveaux outils de collaboration, dans une logique de libération du carcan bureaucratique (et ils ont raison, parce qu'une entreprise a besoin de se renouveler). J'ai été frappé de constater que l'introduction de nouveaux outils de collaboration web 2 dans l'entreprise s'obtient partout de haute lutte, et que, sans l'appui d'un grand chef, c'est l'échec quasi-assuré.
D'où ma deuxième loi: Si vous voulez introduire des blogs et des wikis dans votre entreprise pour développer sa réactivité et sa capacité d'innovation, trouvez d'abord un dirigeant qui vous soutient.
Posted by mrouldug at 10:54 PM | Comments (0) | TrackBack
novembre 13, 2006
Les blogueurs sont-ils des pornographes?
Je suis assez choqué par la vidéo de Ségolène Royal, qui a donné lieu à de nombreux commentaires, dont celui, fort complet, de Loïc, qui annonce "la fin du off". Non pas à cause du contenu, car ce que Ségolène Royal y dit est discutable au sens premier du terme, c'est-à -dire digne d'être discuté, mais à cause de la méthode.
Une de mes libertés essentielles en tant que personne, et sans doute la première d'entre toutes car elle fonde ma dignité d'être humain, c'est quand même de pouvoir choisir à qui je m'adresse quand je parle. Quand je blogue, comme en ce moment, je m'adresse au monde entier et je le sais, mais si je parle à un collègue à table, je verrais d'un très mauvais oeil la vidéo de ce repas projetée en public. Or c'est ce que bien des podcasters n'hésitent pas à faire, sans se rendre toujours compte que c'est un procédé vraiment dégueulasse.
Quand on sépare l'acte de communiquer de l'établissement d'un lien social avec ses interlocuteurs, on ouvre la porte au totalitarisme. Je ne sais pas si les auteurs de ce genre de video se rendent comptent que ce qu'ils font relève finalement exactement de la même logique que la pornographie. La communion entre deux corps est une forme de language très intime. Quand on met une caméra, on en fait un acte public qu'on livre en pâture aux voyeurs. Or comme disait je ne sais plus qui, quand on regarde un film porno, soit on est franchement malade, soit on oublie que les acteurs sont des êtres humains.
C'est la même chose ici. On commence à entrevoir ce que sera le totalitarisme au 21e siècle. Il consistera précisément à manipuler l'opinion en tuant médiatiquement les personnes qu'on souhaite éliminer. Quand c'est fait, ce n'est pas très compliqué de les éliminer physiquement au besoin. Mais ce n'est pas nécessaire, car ils sont chômeurs et ils n'existent plus. Le totalitarisme de la société du paraître.
Posted by mrouldug at 12:16 PM | Comments (0) | TrackBack
novembre 12, 2006
On confond trop souvent réseau et communauté

Je suis allé à une très belle présentation de BlueKiwi ce vendredi. On voit que l'équipe de BlueKiwi vient du monde des web agencies. Il y a chez Carlos une grande maîtrise des présentations, des graphiques etc. Il enseigne plus qu'il ne vend, et c'est aussi très agréable. Il ya enfin beaucoup de travail accumulé sur la compréhension de la dynamique Web2. Tout cela parle très bien. Très pro, vraiment.
Sur le fond, BlueKiwi est apparemment un très bon produit, qui a effectivement bien intégré la dynamique réticulaire de la communication d'entreprise. En ce qui concerne la dynamique communautaire, en revanche, il y a encore du pain sur la planche. Lire mon livre!
[les CoP-1 peuvent lire ici mon compte-rendu de cette réunion]
Posted by mrouldug at 10:58 PM | Comments (0) | TrackBack
novembre 07, 2006
Mon premier éditeur...sur la toile

Grégoire Postel-Vinay me fait beaucoup d'honneur en offrant un bien bel éditorial à mon livre sur Adminet Cawa, le Club des Amis des Webmestres de l’Administration (qui sont de ce fait devenus mes amis aussi):
Alors que notre société, pour survivre et rayonner, ne doit pas céder aux sirènes du désenchantement, lisez, lisez, le "prix de la confiance".
Je suis d'accord avec lui.
Posted by mrouldug at 02:25 PM | Comments (0) | TrackBack
Conférence de François de Closets à l'IHEDN sur le nouveau capitalisme - A nouveau le thème du déclin de la France
Je suis allé écouter François de Closets hier à l'IHEDN. Son message était simple, et peut se résumer en un syllogisme
- Si la France ne réduit pas sa dette, nous allons à la catastrophe.
- Les hommes politiques n'en parlent pas parce que ce sont des lâches
- Donc nous allons Ă la catastrophe
à méditer...
François de Closets
ancien dragon pour les américains. Nous devions être les plus riches du monde, et nous croulons sous les dettes. Nous sommes le pays qui va le plus mal en Europe. Nous ne parvenons pas à infléchir cette tendance. Nous risquons de perdre notre credit rating. Or on n'en parle pas dans la campagne
Concurrents plus rudes, plus redoutables. Changement du capitalisme à partir des années 80. Dans les années 70, il n'y avait plus de capitalisme car les actionnaires n'avaient pas voix au chapître (trop dispersés). On pouvait alors avoir des politiques à long terme. A partir des années 80, les actionnaires se regroupent et prennent le pouvoir. Or la finance est de nature nomade et a un pouvoir de nuisance très fort, beaucoup lus que celui des syndicats. Tout pour le profit, et tout pour l'accroissement du profit à court terme. Révolution du libéralisme. Le libéralisme est de l'ordre de la régulation. Il s'oppose en fait au capitalisme. Il propose la libre circulation, et donc l'affaiblissement des Etats, qui sont désormais en concurrence. Or le politique a toujours été le champion du social contre les excès du capitalisme. Or nous sommes au tout début de cette lutte entre le marché et les Etats. Obstacle
C'est le pays le plus gâté du monde. La France des 30 glorieuses, c'est l'URSS qui a réussi. L'Etat était partout, et cela correspondait bien à la mentalité française, qui déteste l'inégalité et l'insécurité. Le CAC 40 qui oppose les chefs et les salariés La France des bonnes villes vs. la France des banlieues Le crédit, c'est comme un drogue. Cela permet de ne pas s'attaquer aux problèmes. Et on invoque Keynes en permanence. On dit "relance" et on fait du déficit. Un million de fonctionnaires en plus sur 25 ans, alors que l'investissement de l'Etat n'a cessé de décroitre. Nous n'avons pas compris que les Etats sont en concurrence. C'est un effort qu'on demande à toute la société, pas à nos grandes entreprises. La dette est toujours payée. En France après-guerre, la dette a été financée par l'hyper-inflation, qui a effacé la dette en appauvrissant les classes moyennes. Les possédants, eux, s'en sortiront toujours, car ceux sont eux pr Quand on ferme la porte aux licenciements, on ferme celle de l'embauche Le chômage est grandement causé par une inadéquation entre l'offre et la demande (300.000 personnes au moins) On ne peut imaginer que des victoires remportées sur l'autre camp.
Le système des corps d'Etat
C'est la première chose à faire. Il doit y avoir un consensus sur la situation réelle. Or on ne parle pas du tout du rapport Pébereau ou de son contenu. Il faut revenir à la réalité. Diminuer les effectifs des fonctionnaires améliore le fonctionnement des services publics. Nous avons la fiscalité la plus compliquée du monde. Copier le modèle américain, et abandonner tout ce qu'on a fait? Non. Les scandinaves ont su réformer le modèle social-démocrate, en faisant les efforts suffisants pour remettre les finances d'aplomb. Au départ Air France était une administration et les entreprises ont su le faire. Le problème est celui des privilèges dans la société française, les fameux droits acquis qui ont minéralisé le pays. Remettre en place nos finances. Ne pas compter sur les puissants pour le faire. Eux s'en sortiront toujours en mettant leur fortune à l'étranger. Un peu de pudeur. Freiner la dépense ne changera pas fondamentalement notre style de vie.
Si on continue, le grand rendez-vous de la France est la crise financière.
Posted by mrouldug at 09:18 AM | Comments (0) | TrackBack